Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 14:09

Le blues et  le gospel,

Complaintes immortelles

Modulent en cadence

Le cri d’une souffrance.

Le chant de la prière

Au rythme de la terre

Elève sa supplique

Au soleil couleur bistre.

L’esclave le dos courbé

Scande un refrain de liberté.

Cette douce cantilène

Berce le songe d’un soir

Où se mêle un brin d’espoir.

 

La guitare et le banjo

Pincent leurs cordes

Qui s’accordent à l’unisson

Sous la magie des sons.

 

La voix rauque du musicien

Fredonne en sourdine

Une plainte badine.

Langoureuse mélopée

Qui résonne dans la nuit étoilée.

Un essaim de bémols

Dans les airs s’envole,

Vers les sphères astrales

Où chantent les étoiles.

 

La furtive mélodie

S’amalgame aux lointaines galaxies.

Les confins de l’univers

Voguent sur l’aile du mystère.

Abîmes cosmiques,

Longs frissons énigmatiques,

L’écho de l’onde abyssale

Ensorcelle  le fébrile mélomane.


 

 Avec cette poésie, il est possible d'en faire une chanson en répétant 2 ou 3 fois le refrain celui de quatre vers qui se détache du texte.

 

Par ariane
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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 12:15

Les amours de jeunesse,

Un beau jour disparaissent,

Quelquefois il nous reste une certaine nostalgie,

Ils s'appelaient  Jean-Paul et Jean-Louis.

Deux boute-en-train, toujours farceurs

Qui s'amusaient à jouer les charmeurs.

Le plus raisonnable, le plus mature,

Connaissant bien ma nature,

Me rassurait d’une parole

C’était le beau Jean-Paul.

L’imprévisible, le plus fou

Avec ses blagues et ses courroux,

Me subjuguait, abasourdie

C’était  le fameux Jean-Louis.

Ces grands gaillards perdus de vue,

Que sont-ils maintenant devenus ?

 

Mes soupirants des années folles

Lorsque j’y pense mon cœur s’affole

Ne sachant pas lequel des deux choisir

Il me fallut très vite déguerpir.

 

Cet amour hors du commun

Que j’éprouvais pour vous, les copains,

Déstabilisait ma conscience,

Des gens, je craignais les remontrances.

Pourtant il faut dire qu’ensemble,

Vous ne formiez plus qu’un seul homme :

Celui que l'on nomme : idéal!

Comme le rêvent la plupart des femmes.

 

Mes soupirants des années folles

Lorsque j’y pense mon cœur s’affole,

Ne sachant pas lequel des deux choisir

Il me fallut très vite déguerpir.

 

Le temps qui passe un jour efface,

Sans laisser la moindre trace,

Toutes nos fautes et nos erreurs

Sans amertume ni douleur.

Ce fut la fin de mon dilemme

Quand je rencontrai le troisième.

Un coup de foudre époustouflant

Qui  dura  l’espace d’un roman.

Qu’importe l’amour à présent ?

Je m’en moque éperdument.

J’ai appris  la joie des petits riens,

La jouissance des clairs matins.

Les  souvenirs des années folles

Loin de moi prennent leur envol,

Avec mes deux soupirants

Oubliés depuis si longtemps.



Ce genre de texte est une chanson, il ne manque que la musique. Cliquez sur les chiffres en haut de la page pour visualiser d'autres poèmes.

Par ariane - Publié dans : chanson
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 14:16

Des nuages laiteux, moutonnants et blafards

Reflètent leurs pâleurs sur le visage blême

D’un être démuni, les yeux gorgés de neige,

Trébuchant dans le froid d’un hiver glacial.

 

Fantômes de la brume en bordures des plaines,

Des spectres décharnés s’élèvent vers le ciel,

Arbres couverts de givre aux allures macabres,

Qu’effleure la lueur d’un soleil diaphane.

 

La trace des chemins d’une campagne en deuil

Se perd sous le linceul éclatant du verglas.

La morsure du gel accompagne les pas

D’un pauvre vagabond, égaré sans repères.

 

Sous l’emprise du vent au souffle âpre et mortel

L’homme cherche un abri pour poser ses haillons.

Aubaine d’une grange et la lutte immuable,

Misère de l’errance au destin éprouvant.


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Par Michèle Marfaing Laureau - Publié dans : Poésie Libre
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 18:55

Les cyprès de Provence aux dessins tourmentés
Se dressent vers le ciel s’imprégnant de lumière
Le reflet du soleil éclaire une chaumière,
La toile s’illumine aux  sublimes clartés.

L’angoisse de Van Gogh submerge sa peinture
Ses longs traits de pinceaux tremblants et compulsifs
Expriment le vertige aux effets subversifs,
Vibrant dans son esprit en proie à la torture.

Les tons vifs éclatants attirent le regard
Où l’or pur des moissons, dans le lointain s’enflamme.
Le chant de la couleur pareille à l’oriflamme
Révèle la valeur de cet homme hagard.

Il se coupa l’oreille indice de démence,
Le mépris des experts ébranla sa raison,
Son talent méconnu fut une trahison,
Il se vit succomber hurlant de véhémence.

Fou d’extase mystique il préféra mourir.
L’éloge du grand peintre aujourd’hui nous inonde,
Son œuvre prolifique émerveille le monde.
Une gloire posthume est triste à découvrir.


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Par Michèle Marfaing Laureau - Publié dans : Alexandrins
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 18:39

Miracle du soleil qui chaque jour se lève

L’or pur de la lumière illuminant le ciel

S’étale sur la plage au sable couleur miel.

Une onde scintillante écume un dernier rêve.

 

Miracle de la nuit au charme sibyllin

La terre tourne et vogue au milieu des étoiles,

Le vaisseau du cosmos largue ses blanches voiles,

La valse lente éveille un long chant cristallin.

 

Miracle des saisons où le regard s’enflamme.

La nature nous offre un spectacle étonnant,

Le splendide décor, chef-d’œuvre fascinant

Se transforme soudain sous la divine flamme.

 

Miracle de l’enfant, capable d’émouvoir

Fragile créature en ce monde éphémère,

Il se love endormi dans les bras de sa mère.

Son lumineux sourire exerce un grand pouvoir.

 

Miracle de l’amour donnant la foi de vivre

Aux plus grands démunis parmi les miséreux.

Ils s’abreuvent d’espoir ces drôles d’amoureux,

Plongés en pleine extase où l’homme épris s’enivre.

 

Miracle de la vie, exaltante beauté

Emerveille tous ceux tirant leur révérence,

Déçus par le destin en pleine incohérence

Ils cueillent du présent, l’ultime primauté.


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Par Michèle Marfaing Laureau - Publié dans : Alexandrins
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